
Archit.Eric - l'Architecture par Eric
Mes commentaires sur architecture et urbanisme, des lectures et des idées.
dimanche 8 juin 2014
Des hexagones dans un projet d'urbanisme chinois !

mardi 29 avril 2014
Le Couvent de la Tourette - un musée vivant ?
Un dimanche d'avril, visite guidée du couvent. |
J'ai eu l'infime chance de passer un week-end en résidence dans le couvent de la Tourette, aux environs de Lyon. Ce bâtiment a été construit par Le Corbusier à la demande des Frères dominicains et inauguré en 1959.
C'est une expérience à la fois formidable, de pouvoir habiter (et pas seulement visiter) une architecture unique et si forte. En même temps habiter dans un musée a donné lieu à quelques situations assez... surréalistes.
Un peu d'histoire
Le couvent inauguré en 1959 était conçu pour accueillir 70 frères dominicains, et devait être "un lieu de méditation, de recherche et de prière pour les frères prêcheurs". Seulement, dix ans après son inauguration, une grande partie des frères a préféré partir vivre leur sacerdoce dans les villes, plus près des populations. Ne sont plus restés dans le bâtiment qu'une vingtaine de frères - et aujourd'hui ils ne sont plus que 10. Cela fait donc plus de quarante ans que ce lieu n'abrite plus la colonie humaine pour laquelle il a été conçu. Il a fallu se renouveler, maintenant les salles accueillent des conférences, le lieu des expositions, parfois même des concerts. Et les cellules des frères laissées vacantes hébergent des laïcs, le temps d'un stage, d'une retraite personnelle, ou d'une visite culturelle, comme certains férus d'architecture, venus passer là une ou deux nuits dans l'architecture de Le Corbusier.Posé laconiquement par Jean-Louis Cohen dans son livre Le Corbusier
samedi 12 avril 2008
Quand l'Aquarelle rencontre l'Architecture
Une création personnelle, dans le cadre des cours d'Aquarelle que je prends depuis deux ans. Un florilège de mes thèmes d'architecture et d'urbanisme.
On retrouve un axe Corbuséen, avec tête du maître, Modulor, et un choix de deux réalisations: la villa Savoye et la main de Chandigarh.
L'autre axe est plus personnel, saupoudrant trois lieux de mémoire personnelle: Nanterre (la Mairie), Cergy (la Préfecture), la Défense (Grande Arche et plan du boulevard circulaire).
J'ai eu beaucoup de plaisir à faire ce tableau, j'espère que mes visiteurs en auront aussi à le regarder.
On retrouve un axe Corbuséen, avec tête du maître, Modulor, et un choix de deux réalisations: la villa Savoye et la main de Chandigarh.
L'autre axe est plus personnel, saupoudrant trois lieux de mémoire personnelle: Nanterre (la Mairie), Cergy (la Préfecture), la Défense (Grande Arche et plan du boulevard circulaire).
J'ai eu beaucoup de plaisir à faire ce tableau, j'espère que mes visiteurs en auront aussi à le regarder.
vendredi 4 avril 2008
Un peu d'exercice
Le jeu est simple: sur la photo ci-dessous ont été representées les tours les plus symboliques de l'ère moderne. Ce choix n'est pas le mien, c'est en fait une publicité pour le Financial Times, mais l'idée est heureuse.

On reconnait quelques bâtiments célèbres tels que les Tours Petronas, la Grande Arche de la Défense, l'Empire State Building.
Quid des autres ? allez-y, il y a une vingtaine de bâtiments reconnaissables.
On reconnait quelques bâtiments célèbres tels que les Tours Petronas, la Grande Arche de la Défense, l'Empire State Building.
Quid des autres ? allez-y, il y a une vingtaine de bâtiments reconnaissables.
samedi 22 décembre 2007
Retour sur les hexagones
Dans un article d'avril, je faisais état d'un étude théorique portant sur un plan d'aménagement en hexagones, pouvant servir de référence à la fois dans le plan des immeubles et dans la structure des quartiers d'habitation.
Lisant récemment L'art de bâtir les villes, je fus très surpris de constater que Camillo Sitte abordait également ce thème, dans le cadre de la notion modje tombe sur cette critique acerbe de Camillo Sitte sur le même sujet:
Lisant récemment L'art de bâtir les villes, je fus très surpris de constater que Camillo Sitte abordait également ce thème, dans le cadre de la notion modje tombe sur cette critique acerbe de Camillo Sitte sur le même sujet:
Dans un découpage parcellaire, la valeur maximale du terrain à bâtir est atteinte lorsque chaque bloc présente un rapport maximal entre son périmètre et sa surface. D'un point de vue purement géométrique, des parcelles rondes seraient plus avantageuses, et il faudrait les disposer comme des billes de taille égale serrées le plus étroitement possible : en l'occurrence, six devraient en entourer une septième. En traçant entre ces blocs des rues droites et de largeur constante, les cercles deviendraient des hexagones réguliers ressemblant à un carrelage ou aux cellules d'une ruche. On a peine à croire que l'homme soit capable de mettre à exécution une idée aussi pesante de laideur et effrayante de monotonie, et qui ruine à ce point toute possibilité d'orientation. Cette chose incroyable est cependant devenue réalité, à Chicago. Voilà donc la quintessence du système de blocs. Une chose est sûre: l'art et la beauté n'y ont pas la moindre place.La note de l'édition actuelle (Points Seuil) précise qu' "on ne connaît aucune réalisation, ni même de projet qui corresponde à cette description". Mon étude théorique reste donc ce qu'elle est: un essai sur le sujet visant à comprendre graphiquement les avantages et contraintes apportées par ce modèle.

samedi 15 décembre 2007
Deux définitions de la symétrie
La première définition de la symétrie, généralement admise, est la "correspondance d'éléments disposés de la même manière par rapport à un axe". En architecture, on dira qu'une construction est symétrique si ses corps de bâtiment se répondent, comme par exemple pour une façade où l'axe de symétrie serait le bâtiment central, avec deux bâtiments annexe de part et d'autre, ou bien sur les dessins d'enfant la disposition des fenêtres de chaque côté de la porte de la maison. On opposera également très souvent cette notion à celle d'asymétrie, désignant dans ce cas des constructions où la symétrie telle que définie plus haut n'est pas respectée.
Il existe une deuxième définition, plus ouverte, que Camillo Sitte, aborde dans son livre L'art de bâtir les villes
et qui nous viendrait de l'Antiquité, et de citer Vitruve: "La symétrie aussi est le rapport que toute l'oeuvre a avec ses parties, et celui qu'elles ont séparément à l'idée du tout, suivant la mesure d'une certaine partie."
Selon Sitte:
Saluons au passage le dictionnaire en ligne mediadico (www.mediadico.com) qui fournit une définition un peu plus large que la simple symétrie axiale traditionnelle. La définition complète en suivant ce lien.
Selon Sitte:
La notion théorique d'une identité de part et d'autre d'un axe ne s'est progressivement imposée qu'à partir du moment où, sur les chantiers de l'époque gothique, on a commencé à réaliser de vrais dessins d'architecture, et à utiliser de plus en plus fréquemment les axes de symétrie, au sens moderne du terme. A ce concept nouveau on appliqua le terme ancien, et on en altéra du même coup la signification. [...] Depuis l'idée de la symétrie a conquis le monde. Les axes de symétrie se multiplient sur les plans d'architecture, d'où ils passent sur les places et dans les rues, conquérant un domaine après l'autre, jusqu'à ce qu'ils restent seuls maîtres, remèdes uniques et miraculeux de tous nos problèmes. Tous nos règlements d'urbanisme prétendument "esthétiques" manifestent l'inconsistance de cette malheureuse attitude. Chacun reconnaît la nécessité d'une réglementation esthétique en ce domaine. Mais dès qu'il s'agit de trouver une formulation précise, l'enthousiasme initial cède la place à l'embarras, et la souris dont accouche la montagne n'est autres que l'universelle, l'indispensable et incontestable symétrie.
Saluons au passage le dictionnaire en ligne mediadico (www.mediadico.com) qui fournit une définition un peu plus large que la simple symétrie axiale traditionnelle. La définition complète en suivant ce lien.
dimanche 2 décembre 2007
Les Passagers du Roissy-Express
Petit point géographique, cette ligne B couvre la région du Nord au Sud, du Vexin à la Bièvre, des coins les plus "difficiles" (Aulnay, La Courneuve, Drancy) aux villes les plus chics (Sceaux, Bourg-La-Reine), voire la pleine campagne, comme son terminus Sud, St Remy Lès Chevreuse. On a donc, en un voyage sur le Réseau Express Régional, une sorte de résumé de la région parisienne, ses paysages naturels et urbains, ses habitants, ses problématiques urbaines et sociales.
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